Meraki, sens, direction, passion

Meraki : ce supplément d’âme qui change tout

Il existe en grec un mot intraduisible parfaitement, un mot qui ne décrit pas seulement une action, mais une manière d’être au monde : Meraki (μεράκι).
Meraki signifie faire quelque chose avec tout son cœur, toute son âme, toute son attention.
C’est mettre une part de soi dans ce que l’on fait.
C’est laisser transparaître son intention, sa sensibilité, son humanité — même dans les gestes les plus simples.
L’idée de cet article m’a été soufflée par mon mari, au détour d’une conversation simple mais juste. En évoquant le mot Meraki, quelque chose a résonné immédiatement en moi. C’est précisément vers cela que je tends aujourd’hui dans ma vie professionnelle : donner du sens à ce que je fais, mettre plus d’intention, plus de présence, plus d’âme dans mon travail. Meraki n’est pas un concept abstrait pour moi, mais une direction, une aspiration profonde qui guide peu à peu ma manière de travailler et d’être.

Une origine profondément humaine  

Le mot Meraki trouve ses racines dans le grec moderne, mais son esprit est ancien. Il est issu d’un héritage culturel où le travail, la création et les relations ne sont pas dissociés de l’âme. En Grèce, on parle de Meraki pour un plat cuisiné avec amour, une maison décorée avec soin, un projet mené avec engagement, ou une attention offerte sans attendre de retour. 

Ce n’est pas une recherche de perfection. 

C’est une présence sincère. 

Le supplément d’âme  

Meraki, c’est ce petit “quelque chose en plus” que l’on ne peut ni mesurer ni standardiser. Ce supplément d’âme qui fait la différence entre faire et s’investir. 

Entre produire et créer. 

Entre exécuter et incarner. 

On reconnaît le Meraki immédiatement : 

dans un regard attentif, 

dans un détail soigné, 

dans une énergie juste, 

dans cette sensation que “quelqu’un a vraiment été là”. 

Meraki au quotidien  

Vivre avec Meraki ne signifie pas en faire toujours plus. 

Cela signifie faire mieux, plus consciemment. 

C’est répondre à un email avec respect. 

Écouter vraiment. 

Prendre le temps. 

Choisir la qualité plutôt que la précipitation. 

Mettre de l’intention dans son travail, dans ses relations, dans sa manière de vivre. 

Et surtout, c’est accepter que ce que l’on donne porte notre empreinte — imparfaite, mais authentique. 

Un antidote à la fatigue du monde moderne  

Dans une société souvent pressée, standardisée, déconnectée du sens, Meraki agit comme un rappel essentiel : 

ce que nous faisons a plus de valeur quand nous y mettons du cœur. 

Meraki redonne de la profondeur au quotidien. 

Il transforme l’ordinaire en expérience. 

Il redonne de la joie là où il n’y avait que des obligations. 

Choisir Meraki  

Choisir Meraki, c’est choisir de ne pas être absent de sa propre vie. 

C’est décider que chaque geste, aussi simple soit-il, mérite d’être habité. 

C’est comprendre que l’impact ne vient pas toujours de la grandeur des actions, mais de la sincérité avec laquelle elles sont menées. 

Et si, finalement, le vrai luxe aujourd’hui n’était pas d’en faire plus… 

mais de faire avec Meraki ? 

Appliquer Meraki concrètement dans son travail  

Clarifier l’intention avant d’agir  

Avant de commencer une tâche, posez-vous une question simple : Pourquoi est-ce que je fais cela ? Et pour qui ? Un email, une réunion, un projet prend une autre dimension quand il est guidé par une intention claire : informer correctement, aider, simplifier, créer de la valeur. 

Meraki n’est pas compatible avec le multitâche permanent. Concrètement : une tâche à la fois, un document relu avec attention, une réunion préparée avec soin. La qualité de présence compte plus que la quantité d’actions. 

Soigner les détails qui ont du sens  

Pas tous les détails. Les bons détails. Par exemple : une phrase claire plutôt qu’un jargon inutile, une mise en page lisible, une réponse personnalisée plutôt qu’automatique. Le Meraki se reconnaît souvent dans ce que personne n’a demandé, mais que tout le monde ressent. 

Mettre de l’humain dans les échanges 

Concrètement : écouter sans interrompre, répondre avec respect, même sous pression, reconnaître le travail d’un collègue. Meraki, c’est refuser la déshumanisation du travail. 

Assumer sa singularité 

Meraki implique d’accepter que votre travail porte votre empreinte : votre sensibilité, votre manière de penser, votre façon de résoudre les problèmes. Ce n’est pas chercher à être parfait, mais authentique et aligné. 

Accepter l’imperfection 

Un travail fait avec Meraki n’est pas toujours parfait, mais il est : sincère, engagé, habité. Meraki, c’est l’intention et l’engagement. 

Redonner du sens au travail 

Enfin, Meraki invite à se demander régulièrement : Est-ce que ce que je fais contribue, même modestement, à quelque chose d’utile ? Quand le sens est là, l’engagement devient plus naturel. Le travail doit avoir du sens. L’humain en a besoin.