Amour

L’Amour, le vrai

Que l’on choisisse de célébrer la Saint-Valentin ou non, que l’on adhère ou pas aux fêtes devenues commerciales. Peu importe, au fond. J’ai eu envie d’écrire cet article simplement pour remettre l’Amour au centre — pas celui des codes ou des obligations, mais l’Amour essentiel, universel, celui dont nous avons tous profondément besoin aujourd’hui. Et parce que l’Amour n’est pas simple, j’essaie d’y grandir sans prétendre en détenir la définition.

L’Amour ne se résume pas à être en couple. 

Il ne dépend ni d’un statut, ni d’une date sur le calendrier, ni d’une table joliment dressée. 

On peut aimer profondément en étant célibataire, en couple depuis vingt ans, parent épuisé, ou sans enfants. 

L’Amour n’exclut personne. 

Le véritable Amour commence par la présence : 

Etre là, vraiment — pour soi (aussi), pour les autres, pour le vivant. 

C’est l’écoute sincère, la bienveillance sans calcul, le respect des rythmes, des forces et des fragilités. 

C’est choisir la douceur dans un monde qui valorise trop souvent la performance, la comparaison et la vitesse. 

Aujourd’hui, notre société manque cruellement d’Amour véritable. 

Pas celui qui s’exhibe, mais celui qui soutient, qui relie, qui répare. 

Celui qui n’attend pas d’être parfait pour être donné. 

Celui qui accepte l’imperfection, l’inconfort parfois, et qui continue quand même. 

Aimer, c’est un acte extrêmement courageux. 

C’est refuser l’indifférence. 

C’est oser rester ouvert là où il serait plus simple de se fermer. 

En ce mois de Saint-Valentin, peut-être pouvons-nous nous rappeler ceci : 

L’Amour n’est pas quelque chose à prouver, mais quelque chose à incarner. 

Dans un regard. 

Dans un mot juste. 

Dans une attention discrète. 

Dans la manière dont on se parle à soi-même. 

Et si l’Amour véritable commençait là?